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Centre de formation d’apprentis (CFA) : l’exonération de TVA précisée
L’administration fiscale a clarifié sa position dans un rescrit publié au BOFiP le 23-9-2026 : un CFA qui dispense une formation professionnelle initiale en apprentissage n’a pas à obtenir d’attestation de la DREETS pour bénéficier de l’exonération de TVA. En revanche, lorsqu’un CFA privé propose également des prestations de formation professionnelle continue, l’exonération de ces dernières reste soumise à l’attestation administrative prévue à cet effet.
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Entreprises touchées par les violences urbaines : activité partielle et report des cotisations sociales
À la suite des violences et dégradations survenues les 17 et 18 octobre 2026, le ministre du Travail et des Solidarités a annoncé que les entreprises contraintes de suspendre leur activité à la suite des dégradations peuvent recourir à l’activité partielle et reporter jusqu’à 12 mois le paiement des cotisations sociales patronales des 3 mois à venir.
Infirmation d’une résiliation judiciaire du contrat de travail : quelles conséquences sur la contrepartie financière de la clause de non-concurrence ?
Lorsque la résiliation judiciaire du contrat de travail demandée par le salarié est remise en cause en appel, le salarié qui a perçu la contrepartie financière à son obligation de non-concurrence, doit-il la restituer à l’employeur ?
Une salariée a saisi un conseil de prud’hommes et obtenu la résiliation judiciaire de son contrat de travail aux torts de son employeur. Le contrat de travail a été rompu et le salarié, qui a respecté sa clause de non-concurrence, a perçu la contrepartie financière de cette clause. Mais l’employeur a fait appel contre ce jugement et a demandé la restitution de la contrepartie financière de la clause de non-concurrence versée à la salariée.
En appel, les juges ont infirmé le jugement prononçant la résiliation judiciaire du contrat de travail. Le contrat de travail de la salariée étant, en conséquence, toujours en cours d’exécution, ils ont condamné la salariée à restituer à l’employeur la contrepartie financière de la clause de non-concurrence, au motif que cette contrepartie ne peut pas être payée avant la rupture du contrat de travail. La salariée a alors formé un pourvoi.
Pas de restitution de la contrepartie financière en cas de respect de la clause de non-concurrence. Devant la Cour de cassation, la salariée a fait valoir que la contrepartie financière de la clause de non-concurrence a pour objet d’indemniser le salarié tenu d’une obligation limitant ses possibilités d’exercer un autre emploi, et que l’infirmation par une cour d’appel d’un jugement ayant prononcé la résiliation judiciaire d’un contrat de travail n’ouvre pas droit pour l’employeur à restitution des indemnités qu’il a versées au salarié au titre de la clause de non-concurrence mise en œuvre à la suite du jugement, dès lors que le salarié a respecté cette clause.
La Cour de cassation lui a donné raison et a censuré l’arrêt d’appel. En raison du principe fondamental du libre exercice d’une activité professionnelle, de la liberté contractuelle (C. trav. art. L 1221-1) et de la force obligatoire du contrat entre les parties (C. civ. art. 1103), lorsqu’une cour d’appel infirme le jugement ayant prononcé la résiliation judiciaire du contrat de travail et déboute le salarié de cette demande, le respect de la clause de non-concurrence par le salarié à compter du jugement fait obstacle à la restitution par le salarié de la contrepartie financière. L’employeur doit, pour en obtenir la restitution, démontrer que le salarié n’a pas respecté la clause pendant la période durant laquelle elle s’est effectivement appliquée.
Source : Cass. soc. 4-9-2024, n° 23-15.944
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