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Tous employeurs
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Centre de formation d’apprentis (CFA) : l’exonération de TVA précisée
L’administration fiscale a clarifié sa position dans un rescrit publié au BOFiP le 23-9-2026 : un CFA qui dispense une formation professionnelle initiale en apprentissage n’a pas à obtenir d’attestation de la DREETS pour bénéficier de l’exonération de TVA. En revanche, lorsqu’un CFA privé propose également des prestations de formation professionnelle continue, l’exonération de ces dernières reste soumise à l’attestation administrative prévue à cet effet.
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Entreprises touchées par les violences urbaines : activité partielle et report des cotisations sociales
À la suite des violences et dégradations survenues les 17 et 18 octobre 2026, le ministre du Travail et des Solidarités a annoncé que les entreprises contraintes de suspendre leur activité à la suite des dégradations peuvent recourir à l’activité partielle et reporter jusqu’à 12 mois le paiement des cotisations sociales patronales des 3 mois à venir.
Déplacements professionnels du dirigeant et indemnités kilométriques : double emploi avec un véhicule de société ?
Pour effectuer ses déplacements professionnels, un dirigeant peut utiliser son véhicule personnel et se faire rembourser les frais kilométriques par la société, ces remboursements n’étant pas imposables pour lui et déductibles pour elle. En revanche, l’administration refusera leur déduction s’il ne les justifie pas précisément et si la société possède par ailleurs un véhicule de société.
L’utilisation d’un véhicule de société...
Un amortissement déductible du résultat, mais limité. Une société peut acquérir ou louer un véhicule de tourisme. Dans ce cas, les amortissements du véhicule si celui-ci est acheté ou les loyers versés en cas de location ou crédit-bail ne sont déductibles qu’à hauteur d’un certain montant, fixé à 30 000 €, 20 300 €, 18 300 € ou 9 900 € en fonction de son taux d’émission de CO².
Les autres frais intégralement déductibles. Les dépenses courantes du véhicule (carburant, réparations et entretien, primes d’assurance…) sont déductibles en totalité.
Une TVA non récupérable. La TVA payée sur l’acquisition ou la location d’un véhicule de société ne peut pas être récupérée. Il en est de même pour la TVA relative aux dépenses de réparation et d’entretien de ce véhicule. La TVA grevant le carburant est toutefois récupérable à hauteur de 80 %, et celle sur le GPL et l’électricité est déductible en totalité.
Et des taxes non déductibles. Les véhicules de tourisme affectés à des fins économiques sont soumis à deux taxes annuelles. Ces taxes ne sont pas déductibles du résultat.
Un avantage en nature en cas d’utilisation privée. Si le dirigeant utilise le véhicule de sa société à des fins privées, il bénéficie d’un avantage en nature soumis aux cotisations sociales et imposable à l’impôt sur le revenu.
... ou d’un véhicule personnel
Des remboursements de frais non imposables… Le dirigeant peut se faire rembourser les sommes engagées avec son véhicule personnel, soit sur la base du coût réel, soit en utilisant le barème forfaitaire kilométrique de l’administration fiscale. Ces remboursements ne sont pas imposables à l’impôt sur le revenu.
… et déductibles des résultats de la société. Ces dépenses sont par ailleurs déductibles du résultat de la société (à condition d’être justifiées).
Les deux ?
Un double emploi refusé par l’administration... Dans une affaire jugée récemment, le juge a donné raison à l’administration d’avoir réintégré les indemnités kilométriques versées par une société à son dirigeant pour ses déplacements professionnels effectués avec son véhicule personnel considérant que l’utilisation de son véhicule personnel faisait double emploi avec l’acquisition d’un véhicule par la société.
... et par le juge. Le juge constate que ce véhicule de société, qui n’aurait été utilisé que ponctuellement par les salariés, a effectivement parcouru 35 000 km en 2013. Néanmoins, si le dirigeant soutient qu’il n’était que rarement utilisé et aurait parcouru moins de 10 000 km en 2014, justifiant ainsi de l’utilisation de son véhicule personnel, il ne verse au dossier aucune pièce permettant d’établir l’effectivité de l’utilisation de son véhicule personnel dans le cadre des déplacements professionnels allégués ou l’engagement de frais justifiant les remboursements effectués à hauteur de 120 000 km par an.
CAA Paris 10-1-2025 n° 23PA01359
© Lefebvre Dalloz

